Voici les articles de presse concernant la galerie et nos artistes.
15/10/2026
Xavier Davias pour La Dépêche du Bassin, N°1581, du 8 au 14 Octobre 2026
Sophie Bouton se doutait-elle, enfant, qu'un jour ses toiles seraient accrochées à des cimaises? La petite fille avait autre chose en tête à l'époque. Les yeux rivés sur le travail de son grand-père, sa vocation est née en silence, par la transmission. « C'était un peintre cubiste et fauviste », précise-t-elle. Ne cherchez pas l'œuvre de Jack Bouton, cette figure inspiratrice est demeurée un illustre inconnu. Sauf pour Sophie, bien sûr, qui, à travers ses acryliques, joue à son tour un rôle de passeuse. Il lui suffit de fermer les yeux pour se transporter aussitôt dans cet atelier, installé boulevard des Belles manières, à Montargis. « J'y passais mes journées. Il me laissait utiliser son matériel, des fusains et des sanguines. C'était mon professeur », se rappelle-t-elle sans cacher sa vénération. Mais ce n'est pas la peinture à laquelle Sophie était pourtant destinée. Sa formation se fait derrière un clavier, au Conservatoire et non devant un chevalet. La vie et les études la conduisent à son métier actuel, psychologue clinicienne. Mais la peinture n'est jamais bien loin. Et il lui faudra attendre 2024 pour être prise d'une envie frénétique de peindre.
Des corolles par milliers
«C'était un flot permanent » dit-elle pour décrire cette production ininterrompue. Ces deux années de labeur lui ont permis de structurer un catalogue de 130 pièces, largement tourné vers l'univers floral, mais également les portraits. On comprendra dès lors assez aisément pourquoi son travail a attiré l'attention de la galerie Tsubaki. Ses acryliques portent en elles l'identité de cet héritage fauviste. On y observe des dessins épurés, des couleurs. franches et contrastées, des frises ordonnant cet univers composé de myriades de corolles. L'artiste nous confie son penchant pour l'art safavide (relatif à la culture perse, N.D.L.R.) et asiatique, ainsi que l'art sacré. Ce mélange culturel a forgé son goût, au même titre que les figures de la mythologie, ou encore le détournement de grands maîtres tels que le peintre du 19e siècle, William Bouguereau.Au sein de la galerie, 17 pièces ont été installées et exposées pour environ un mois. Le vernissage a eu lieu samedi 3 octobre. Le visiteur y trouvera évidemment majoritairement des créations florales provenant de sa collection « Jardins par la fenêtre ».